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« Vers l’infini et plus loin encore ! » — Buzz Lightyear

Rédigé par: Éloïse Dalpé Montréal - 6 Août 2018

J’attendais avec impatience que Virginie Fortin sorte son one woman show. En fait, j’attendais ça depuis le jour où j’ai découvert sa vidéo Laeticia à Cayo Coco sur YouTube en 2012. Peu de gens reconnaîtront cette référence, mais les vrais fans se souviendront des pinta conas comme étant le drink préféré de Laeticia et sa chum Sonia.

Petite parenthèse faite, je peux maintenant vous parler de son tout nouveau spectacle intitulé Du bruit dans le Cosmos. Il n’est cependant pas possible de faire un lien entre la feue Laeticia et la Virginie qui monte sur scène aujourd’hui, car elles sont dorénavant deux entités bien distinctes ! Haha ! Si Laeticia était plus du type humour 1er degré, Virginie nous offre avec Du bruit dans le Cosmos un humour beaucoup plus songé et réfléchi. Elle nous invite à observer la réalité terrienne depuis l’espace !

 

Loin de moi l’envie de voler la section culturelle de Vanessa Duchel, mais je me voyais mal passer sous silence l’appel existentialiste que cette humoriste nous lance dans son spectacle, telle une météorite frappant solide le trop gros ego de petit terriens que nous sommes. Entre mes rires ni gracieux ou discrets, qui semblaient profondément déranger la dame marabout assise à côté de moi ce soir-là, Virginie est parvenue à ramener à la surface mes angoisses d’univers infini. Déjà l’an passé, quand j’ai appris que la NASA avait découvert sept autres planètes semblables à la terre, ça m’a donné une petite panique intergalactique. En même temps, ça m’a donné le goût de relancer une série d’émissions spatiales pour le Romano Fafard sachant maintenant que d’autres planètes ressemblant à la terre peuvent potentiellement peupler les tatas que nous sommes. Mais comme dirait si bien Virginie Fortin : « À quoi bon compter quand l’espace est infini et que le temps est une notion encore trop mystérieuse ! »

Tellement nébuleux que lorsqu’on regarde un ciel étoilé, on ne sait même plus si on contemple le présent ou le passé !  En fait, il semblerait que la majorité des étoiles qu’on voit seraient le résultat funèbre (parce qu’elles sont mortes) de leur scintillement à des années-lumière. L’espace serait quant à lui tellement infini que les scientifiques estiment, approximativement, au nombre de 2000 milliards les galaxies de notre univers observable. LOLOL. Je ne sais pas s’ils pensent nous rassurer avec leurs statistiques, mais personnellement ça fait juste me donner le vertige ; tantôt, je crois que ma vie fait un sens parce que j’ai trouvé l’amour de ma vie et adopté un chat, et ensuite je suis comme « MAIS ON EST QUI NOUS DANS LE MONDE DANS L’UNIVERS ? »

 

 

Mais comme on ne semble avoir qu’une très vague connaissance de ce que peut bien représenter l’univers, ni même de sa provenance ou de son début véritable, on aime bien en tant que terriens se conforter avec l’idée que la théorie du Big Bang est la réponse à toutes nos questions existentielles (sauf peut-être une). Car, si la NASA peut maintenant m’expliquer comment le Big Bang a produit mon univers, elle n’arrive toujours pas à me dire : QUESSER QUI AVAIT AVANT TOUT ÇA ! Moi, quand on me répond qu’il n’y avait rien avant ça, j’ai comme des envies de faire une Julie Payette de moi et de partir à la découverte du rien dans l’espace. Comme dirait Virginie, tout le monde sait qu’on vit dans un espace infini (voire indéfini !), mais on dirait que la plupart des gens sont vite passés à autre chose ! Quand j’écoutais l’humoriste nous parler de sa hantise de l’espace, je n’arrêtais pas d’acquiescer de la tête, parce que je me sentais comme elle… Je pense continuellement à notre vie cosmologique ! Ça m’obsède au point où je ne comprends pas, moi non plus, comment les gens parviennent à être plus stressés par leur fin de mois que par l’infini SANS FIN ! Je veux dire, qu’est-ce qu’il y a de plus angoissant que l’infini des possibles ? Même quand tu penses que c’est fini, ce n’est JAMAIS fini !

 

Même dans notre réalité terrienne, on utilise couramment le mot infini en sachant très bien que c’est un mot plus grand que nous ! Par exemple, lorsqu’un couple échange leurs vœux de fidélité dans un mariage et qu’ils se promettent l’amour éternel, tu le sais que si l’un d’entre eux saute la clôture, il y a des chances que l’infini se transforme en « c’est fini mon esti ! » Tu le sais aussi que quand tu vas au buffet chinois et qu’on te dit que c’est « à volonté », même si ça sous-entend que c’est sans limites, il y en a quand même une. Ce que j’essaie de dire, c’est qu’à peu près pour toute chose de notre réalité du monde, on connaît des limites, des débuts, et des fins. Pourtant, il suffit de regarder un ciel étoilé pour venir tout fucker notre existence ! Soudainement, il n’y a pas de début ni de fin, juste du vide inexploré.

 

En contrepartie, il faut admettre que les gens sont de moins en moins OK avec ça et que le désir de s’expliquer l’inconnu devient de plus en plus brûlant. Selon moi, ça expliquerait pourquoi les Américains auraient élu un président ayant promis de « Unlock the mysteries of space », car si Trump n’en a rien à foutre des changements climatiques ou du réchauffement planétaire, au moins on pourra compter sur lui pour envoyer des sondes spatiales dans l’univers afin d’élucider les mystères.

Élo

 

 

Rédigé par:

Éloïse Dalpé

Certains adhèrent à la luminothérapie pour se sortir d’un novembre trop sombre, d’autres se mettent à la course à pied pour faire le plein d’hormones de bonheur. Pour ma part, l’écriture s’avère être une thérapie pour l’âme bien plus qu’efficace ! Libératrice, elle fait ressortir ma prose dans ces journées parfois moroses. Puis colorée, elle met des images sur des émotions, voire des pensées.

Bachelière en communication, et actuellement étudiante en travail social, Éloïse s’intéresse aux gens et aux grandes questions de la vie. Passion et rigolades, c’est ce que vous trouverez dans ses écrits.

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