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Courrier du cœur

Rédigé par: Éloïse Dalpé Montréal - 25 Mars 2019

Ça a fait 7 ans que je suis avec mon chum.   En fait, ça fait sûrement exactement 7 ans et 3 mois qu’on est un couple, mais pour être bien honnête, il y a déjà un moment qu’on a franchi le cap des 6 mois symboliques. Fait qu’on arrondit aux années ! Je ne sais pas à quelle étape de ma vie conjugale que le déclic s’est passé, mais ça doit se situer quelque part entre notre lune de miel du début, et le moment où on a décidé que pour le bien-être de notre couple, j’avais le droit de le shaker un peu dans le lit lorsqu’il ronflait trop fort. Je me suis habituée. Ça fait quand même bien 7 ans que je l’entends me siffler ça dans les oreilles. 

DE LA M-U-S-I-Q-U-E ! 

Je l’aime vraiment ! Je ne l’échangerais pour aucun autre bruit de moteur au monde.   Il y a des gens qui disent pourtant que 7 ans, c’est l’année fatidique. C’est vrai que l’autre jour, je suis tombée sur un article qui disait :

Le ronflement, plus dangereux pour le couple que pour la santé.

Fait que j’en ai profité pour demander à mon chum qu’on change encore de côté de lit ; question qu’on ne devienne pas un couple pogné dans une routine de dodo, mais aussi parce que  je ne peux pas m’empêcher d’espérer qu’un jour il va trouver une maudite position commode qui va arrêter de lui faire vibrer la luette pendant la nuit.   Reste que malgré nos compromis de vieux couples, je n’ai d’yeux (et d’oreilles) que pour mon chum. Si bien que lorsqu’une autre personne que lui m’envoie des signaux de mâle alpha, je décode très mal. En fait, ma situation de concubinage date tellement depuis des lustres que je n’ai plus aucune idée de ce que je vaux comme single lady sur le marché Tinder. Or, ce que je découvre au gré de mes expériences personnelles, c’est que LinkedIn tente tranquillement de manger des parts de marché à Tinder.   Oui mesdames, dans toute ma carrière de membre très peu active sur le réseau LinkedIn, j’en suis aujourd’hui à mon troisième « match » non concluant. 

 

En effet, pas plus tard que le mois dernier, je recevais un message LinkedIn – assez cute– d’un gars qui croyait par le fruit de ses recherches web m’avoir retrouvée. Il me décrivait comment notre rencontre à la Nuit Blanche de Montréal avait été des plus magnétiques et spontanée. J’étais passée comme une étoile filante, laissant ma trace parmi ses souvenirs. Franchement, il se faisait convaincant. Son discours était digne d’un gentleman, et il avait même osé y mettre une petite touche de poésie. Je vous dirais qu’à la lecture de ce message, j’étais en train de me dire que non seulement je décodais plus pentoute les signaux de gars voulant flirter en 2019, mais j’étais maintenant convaincue que l’amour rend aveugle ; j’avais rien vu venir ! 

Ce soir-là, j’étais justement en train de souligner le sept ans fatidique avec mon chum au resto. Donc non, je n’étais pas en train de foutre en l’air mon couple avec un parfait inconnu sur un dance floor lumineux aux petites heures du matin.  Je ne cherche évidemment pas à me payer la gueule du gars ici, ni même à sous-estimer le courage que ça lui a pris pour me retrouver, mais je ne peux m’empêcher de contempler cette situation avec un peu d’humour. C’est quand même un peu drôle qu’après m’avoir tant cherché sur les internets, ce soit finalement ma vieille photo de profil LinkedIn qui date de 2011 qui l’a convaincu que j’étais la bonne fille.

Je n’ai donc pas eu d’autre choix que d’avouer à mon match LinkedIn que les astres n’étaient pas vraiment alignés comme il le pensait. Ma réponse a eu l’effet d’une bombe quand je lui ai dévoilé mon réel alibi de soirée. Au final, je ne savais pas trop ce qu’on devait souhaiter à quelqu’un qui cherche son coup de foudre sur LinkedIn, mais parce que j’ai un côté un peu fleur bleue, je lui ai quand même souhaité la meilleure des chances pour retrouver sa vraie Éloïse! 

Élo

Rédigé par:

Éloïse Dalpé

Certains adhèrent à la luminothérapie pour se sortir d’un novembre trop sombre, d’autres se mettent à la course à pied pour faire le plein d’hormones de bonheur. Pour ma part, l’écriture s’avère être une thérapie pour l’âme bien plus qu’efficace ! Libératrice, elle fait ressortir ma prose dans ces journées parfois moroses. Puis colorée, elle met des images sur des émotions, voire des pensées.

Bachelière en communication, et actuellement étudiante en travail social, Éloïse s’intéresse aux gens et aux grandes questions de la vie. Passion et rigolades, c’est ce que vous trouverez dans ses écrits.

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